Comment briefer son standiste pour obtenir le stand idéal ?
Le succès de votre stand d’exposition commence bien avant le montage sur le salon. Il se joue dès la première étape : le brief standiste.
Besoin d’un modèle de brief prêt à l’emploi ? Nous vous envoyons un document à remplir en 5 min pour vous simplifier la vie. Simple, clair et efficace, gagnez du temps et maximiser vos chances pour un stand impactant !
9 étapes pour construire son cahier des charges
Un brief clair, complet et structuré permet à votre standiste de :
- comprendre vos enjeux,
- concevoir un stand sur-mesure adapté à vos objectifs,
- optimiser l’espace, le budget et la circulation,
- éviter les allers-retours inutiles,
- vous surprendre positivement grâce à des idées pertinentes.
1. Clarifier vos objectifs de participation au salon
Avant de parler couleurs, matériaux ou écrans, commencez par la question clé :
“Pourquoi participons-nous à ce salon ?”
Vos objectifs peuvent être :
- lancer un nouveau produit ou service,
- renforcer votre image de marque,
- générer un maximum de leads qualifiés,
- rencontrer vos clients actuels,
- ouvrir un nouveau marché,
- recruter des partenaires ou distributeurs,
- occuper le terrain face à un concurrent important.
Plus vos objectifs sont clairs, plus votre standiste pourra orienter le design, les espaces et les animations dans le bon sens.
Par exemple :
- lancement de produit → grande zone de démo + écrans + storytelling
- rendez-vous clients → espaces de réunion confortables + confidentialité
- visibilité de marque → hauteur, eye-catcher, branding fort, jeux de lumière
Inscrivez vos objectifs noir sur blanc dans votre brief.
2. Décrire vos cibles : qui voulez-vous attirer sur votre stand ?
Un stand efficace est un stand pensé pour une cible précise.
Précisez :
- à qui vous vous adressez sur ce salon (directions générales, directions marketing, chargés de communication, ressources humaines, acheteurs, techniciens, distributeurs…),
- leur niveau de connaissance de votre marque,
- leurs problématiques principales,
- ce qui peut les inciter à s’arrêter sur votre stand (démonstrations, innovations, convivialité, expertise, etc.).
Votre standiste utilisera ces informations pour adapter :
- le ton du message,
- le degré de technicité des contenus,
- le design (plus “corporate”, plus “créatif”, plus “industriel”, etc.),
- le type d’animations (démonstrations produit, cas clients, conférences, expériences interactives, etc.).
3. Expliquer votre identité de marque : ADN, messages, codes visuels
Votre stand est une extension physique de votre marque.
Dans votre brief, fournissez :
- votre charte graphique (logo, couleurs, typographies),
- vos éléments visuels clés (pictos, photos, univers),
- vos messages principaux (slogan, promesse, arguments différenciants),
- votre ton (institutionnel, innovant, convivial, premium…),
- les valeurs que vous souhaitez exprimer (proximité, performance, responsabilité, etc.).
Si vous avez déjà un positionnement fort sur la durabilité, l’innovation ou le service, indiquez-le. Le design du stand pourra ainsi l’incarner concrètement.
4. Définir vos besoins fonctionnels : les zones à prévoir
Un stand doit être beau, mais surtout fonctionnel.
Listez les espaces dont vous avez besoin :
- zone d’accueil / information,
- zone de démonstration ou d’exposition produit,
- espace de discussion informelle (debout, assis haut),
- salle de réunion fermée ou semi-ouverte pour les rendez-vous,
- espace talk / mini-conférences si vous en prévoyez,
- zone traiteur ou bar si vous proposez boissons / snacks,
- réserve (stock produits, documentation, frigo, effets personnels…),
- zone pour le staff (vestiaire, repos, rangement).
Essayez d’indiquer les surfaces approximatives ou la priorité de chaque zone (indispensable / optionnelle). Votre standiste pourra arbitrer en fonction de la surface disponible et des flux de visiteurs attendus.
5. Préciser la surface, l’emplacement et les contraintes techniques
Votre brief doit contenir à minima les données techniques ci-dessous :
- surface exacte (m²),
- type d’emplacement : en angle, en ilot, en tête d’îlot, linéaire…
Votre standiste peut tout à fait vous aider à trouver les informations complémentaires ci-dessous :
- plan du salon, souvent fourni par l’organisateur,
- hauteur autorisée,
- contraintes éventuelles (poteaux, trappes, issues de secours),
- position des arrivées électriques / prises,
- horaires et conditions de montage / démontage.
Plus ces informations sont claires, plus le design sera réaliste dès le premier rendu 3D.
6. Partager votre budget et vos priorités
Beaucoup d’exposants hésitent à donner leur budget dès le départ. Pourtant, pour concevoir un stand sur-mesure vraiment adapté, cette information est précieuse.
Indiquez :
- une fourchette de budget réaliste,
- vos postes prioritaires (design, matériaux, tech, animations, traiteur, etc.),
- le nombre de salons où vous souhaitez réutiliser ce stand.
Cela permettra à votre standiste :
- d’arbitrer entre sur-mesure et modulaire,
- de sélectionner les bons matériaux,
- de dimensionner le stand de façon cohérente,
- d’optimiser votre retour sur investissement sur plusieurs événements.
7. Illustrer avec des inspirations (et des contre-exemples)
N’hésitez pas à montrer ce que vous aimez… et ce que vous ne voulez surtout pas.
Vous pouvez joindre :
- des photos de stands repérés sur d’autres salons,
- des images de votre précédent stand (avec ce qui a bien ou mal fonctionné),
- des captures de stands concurrents,
- des exemples trouvés sur internet / réseaux sociaux.
Ajoutez quelques mots sur ce que vous aimez :
“J’aime la lumière ici”, “j’aime le côté épuré”, “j’aime la zone de démo”…
Et, à l’inverse, précisez vos “no go” :
“Je ne veux pas de couleurs trop criardes”, “Je ne veux pas d’écrans partout », etc.
8. Penser réutilisation : sur-mesure, modulaire ou hybride ?
Indiquez à votre standiste si votre stand est pensé :
- pour un seul salon clé,
- pour être réutilisé sur plusieurs salons,
- pour être décliné en plusieurs configurations (9 m², 18 m², 36 m²…),
- pour pouvoir être stocké et réadapté d’une année sur l’autre.
C’est ici que la complémentarité customized stand / stand modulaire est essentielle :
- un stand sur-mesure peut être conçu dès le départ pour intégrer des éléments réutilisables (structures, mobiliers, habillages),
- un stand modulaire peut être habillé de modules sur-mesure (comptoir, signalétique, éléments architecturaux) pour renforcer l’impact.
Plus vous projetez votre stand dans le temps, plus votre standiste pourra concevoir une solution intelligente, durable et rentable.
9. Organiser la collaboration : contacts, planning, validations
Terminez votre brief par des informations pratiques :
- contact(s) référent(s) côté client,
- process de validation (qui valide quoi, et à quel moment),
- délais souhaités pour les propositions 3D,
- deadline finale pour la validation du stand,
- disponibilités pour des points réguliers (visio, réunions).
Un stand est un projet qui se construit en collaboration. Une organisation claire au départ évite les retards et les malentendus.